Le guide pour repérer et traiter la Coccidiose du chat

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Le guide pour repérer et traiter la Coccidiose du chat Le guide pour repérer et traiter la Coccidiose du chat

Au vu des diarrhées de votre chat, et en vous renseignant quelques minutes sur Internet, vous le soupçonnez d’avoir attrapé la Coccidiose ? Rassurez-vous : vous allez voir que, dans la grande majorité des cas, cette pathologie n’a rien de complexe à comprendre ou à traiter. 

Consultez avec attention ce petit guide sur la Coccidiose du chat pour en découvrir l’origine, les traitements, ainsi que les clés pour éviter la récidive de cette parasitose si courante chez nos compagnons.

Qu’est-ce que la Coccidiose ?

La Coccidiose est une maladie intestinale, causée par la prolifération de parasites intestinaux protozoaires dans le système digestif de l’animal. Ces parasites s’appellent les coccidies : ce sont des parasites microscopiques, invisibles à l’œil nu. 

La Coccidiose chez le chat est très fréquente ; vous allez rapidement comprendre pourquoi en lisant la suite de cet article.

Attention ! Si la Coccidiose n’est, dans la plupart des cas, pas une pathologie grave, elle peut l’être pour les chatons ! En effet, les jeunes chats atteints de Coccidiose peuvent rapidement subir une forte déshydratation : si vous pensez que votre chaton en est atteint, rendez-vous donc rapidement chez votre vétérinaire.

Quels sont les symptômes de la Coccidiose chez le chat ?

Les symptômes de la Coccidiose chez le chat sont assez simples à repérer, tant ils sont caractéristiques de la pathologie : 

  • Les selles du chat sont liquides, voire très liquides, comme de l’eau 
  • Ses selles ont une couleur jaunâtre, liée au fait qu’elles contiennent des graisses que les parasites ont empêché l’animal de digérer

Vous observez ce type de diarrhées jaunes chez votre chat ? Sans doute est-il atteint de cette maladie, si fréquente.

Attention ! Si votre chat présente fréquemment des selles jaunâtres, dont la consistance est “huileuse” ou “boueuse”, cela peut être le signe qu’il souffre d’une insuffisance pancréatique. Si ce type de selles molles ou de diarrhées est fréquent chez votre compagnon, rendez-vous dès que possible chez votre vétérinaire.

Comment établir le diagnostic de la Coccidiose du chat ?

S’il est simple d’établir un primodiagnostic de la Coccidiose du chat en observant ses selles, pour confirmer ce diagnostic, il faudra vous rendre chez votre vétérinaire. En effet, les coccidies étant invisibles à l’œil nu, votre vétérinaire devra pratiquer un test très spécifique contre la Coccidiose du chat. Il prélèvera alors un échantillon de selles de votre compagnon, et l’observera au microscope pour détecter la présence des parasites. 

Ce test, bien que peu onéreux, est trop peu souvent pratiqué spontanément par les professionnels de la santé animale. N’hésitez donc pas à décrire les symptômes de votre chat, et à demander explicitement ce test.

Comment la Coccidiose s’attrape-t-elle chez les chats ?

C’est très simple : il suffit que votre chat ait avalé des kystes ou larves de coccidies, qui se trouvent bien souvent sur des sols contaminés. 

Cependant, l’ingestion de ce type de parasite ne suffit pas à développer la Coccidiose du chat. La maladie en elle-même ne se déclenche que si ces parasites ont trouvé dans le système intestinal de votre compagnon un environnement favorable pour proliférer. Et c’est malheureusement le cas lorsqu’un chat est nourri avec une alimentation inadaptée à ses Besoins Biologiques et Naturels, qui affaiblit la capacité de son système immunitaire à lutter contre ces parasites. 

Mais alors, quels sont ces éléments d’une nourriture inadaptée à ses besoins originels, qui pourraient être à l’origine de sa pathologie ?

  • D’une part, les légumes, tubercules, légumineuses ou fruits. Votre chat étant un carnivore par nature1, son système digestif réagit, lorsqu’il ingère ces ingrédients, en créant de fortes inflammations. Ces inflammations sont alors à l’origine de cas de diarrhée ou de selles molles, notamment si votre chat est infesté de coccidies. Malheureusement, les méfaits de ces ingrédients vont même plus loin, pouvant provoquer vomissements chroniques, pancréatites aiguës, ou encore troubles hépatiques. D’ailleurs, ce n’est pas un secret : le Centre Antipoison Animal de l’École Vétérinaire lui-même classe depuis plusieurs années déjà la pomme de terre2, le raisin3, l’ail et l’oignon4 comme “toxiques”. 
  • D’autre part, les protéines et graisses animales de qualité médiocre. À l’instar des légumes, ces ingrédients de qualité très discutable viennent irriter son tube digestif. Les conséquences sont alors les mêmes : diarrhées, vomissements, troubles liés au foie du chat, à son pancréas… Or, malheureusement, il est très courant de trouver des protéines animales inadaptées aux chats dans les pâtées ou croquettes. C’est le cas lorsque ces aliments contiennent des sous-produits animaux56 : ceux-ci sont des déchets de l’industrie agroalimentaire humaine, rassemblant de bas morceaux aussi irritants que des têtes, des carcasses, des cuirs, des cous, des pattes, des becs, ou encore des plumes. L’origine des protéines elle-même est à vérifier, étant donné le laxisme de certains pays concernant ces protéines dans la nourriture animale. Ainsi, les pays d’Amérique du Nord autorisent et utilisent fréquemment des viandes avariées recyclées à la Javel7 dans les aliments pour animaux de compagnie. Ils utilisent également fréquemment des viandes reconstituées à partir de farines animales (dont on connaît rarement l’origine), de graisses, de minéraux, et de surtout beaucoup d’eau, se proclamant pourtant être des “viandes fraîches”. Autant de sources protéiques qui, vous vous en doutez, mettent en péril la santé digestive de nos chats. 

Vous le voyez : l’alimentation a un rôle considérable à jouer, non pas dans la contamination via les coccidies, mais bien dans le développement de la maladie qu’est la Coccidiose du chat. Heureusement, il s’agit d’une pathologie qui se soigne aisément, avec le traitement adapté.

Comment traiter la Coccidiose du chat et éviter sa récidive ?

Après avoir établi formellement, chez le vétérinaire et via le test de la Coccidiose du chat, la pathologie de votre compagnon, comment réagir ? Vous allez voir qu’un traitement simple permet rapidement de se débarrasser des symptômes de diarrhées jaunes… mais qu’il vous faudra vous pencher sur le contenu de sa gamelle pour éviter que des troubles digestifs ou une infestation de parasites ne surviennent de nouveau.

Commencer par un traitement antibiotique très spécifique

Il existe bon nombre de médicaments contre la diarrhée du chat disponibles en pharmacie. Cependant, concernant la Coccidiose du chat, un seul peut vous être utile. Ne perdez pas votre temps à tenter un traitement vermifuge : quel qu’il soit, il ne sera pas efficace contre les coccidies. 

Une fois le diagnostic de la Coccidiose du chat posé, votre vétérinaire vous prescrira plutôt un traitement antibiotique, bien souvent de la famille des Sulfamides / Triméthoprime8, tels que le Bactrim9 ou le Sultrian10
Le traitement dure en général 5 jours, et à l’issue des premières 48h, vous devriez remarquer une amélioration très significative de la consistance et de la couleur des selles du chat.

Le guide pour repérer et traiter la Coccidiose du chat

Rapidement lui trouver une alimentation adaptée à ses besoins originels

À l’issue du traitement antibiotique, votre chat sera guéri de sa Coccidiose. Cependant, vous l’avez bien lu auparavant : il est fort probable que le contenu de sa gamelle soit responsable du développement de la pathologie. 

Ainsi, pour éviter la récidive de la Coccidiose du chat, il vous faut vous atteler à lui trouver une alimentation plus adaptée à ses Besoins Biologiques et Naturels. D’ailleurs, cette recherche d’une nourriture plus adaptée pour lui s’inscrit dans un contexte de santé plus globale : on n’a jamais connu de meilleur traitement naturel contre la diarrhée du chat, quelle que soit son origine, que l’alimentation.

Seulement, il peut sembler bien complexe, dans la jungle de la PetFood actuelle, de trouver l’aliment qui préservera la santé de votre compagnon tout au long de sa vie. Croquettes plus ou moins Premium, aliments “spécial soucis gastro-intestinaux”, pâtées censées prévenir les irritations intestinales… que choisir ? 

La réponse est, au fond, assez simple : le meilleur aliment sera celui qui coïncidera le plus avec les besoins originels de votre chat, soit ce qu’il consommerait dans la nature.

Pour ce faire, focalisez-vous sur les 5 critères de qualité alimentaire suivants, basés sur les Besoins Biologiques et Naturels de votre cher compagnon : 

  1. Aucun légume, fruit, tubercule ou légumineuse. Comme vous l’avez vu, bon nombre de cas de diarrhées, notamment liées à des affections parasitaires, proviennent de la présence de ces ingrédients dans la gamelle du chat. Ainsi, qu’il s’agisse de pommes de terre, de patates douces, de lentilles, de pois, de pois chiches, de petits pois, de tomates, de courgettes, ou d’autres ingrédients similaires, ils sont à bannir de l’alimentation de votre chat !
  2. Des protéines et graisses animales en quantité, et surtout, de qualité. Pour éviter que votre chat ne consomme des sources protéiques pouvant mettre en péril sa santé gastro-intestinale, prenez soin de vérifier que ces protéines proviennent d’abattoirs agréés à la consommation humaine, et si possible de pays aux législations fermes, comme la France. 
  3. Un taux de glucides limité à 33% maximum (soit ⅓ de la composition de l’aliment). Ce critère n’est pas en rapport direct avec la diarrhée du chat, mais il participe fortement à la préservation de la santé de votre animal. En effet, si les glucides issus des céréales sont totalement digestibles par le chat (99% de digestibilité selon les études à date1112), point trop n’en faut. Au-delà de ces 33% de taux de glucides, vous exposez votre chat à des soucis d’obésité, de diabète, ou d’infections urinaires chroniques13.
  4. Un aliment cuit à basse température. Peut-être ne le savez-vous pas : cuits à haute température, certains ingrédients libèrent dans l’aliment des éléments toxiques. Il s’agit d’acrylamides14 d’une part (cancérigènes), et de Advanced Glycated End products15 d’autre part (nocifs pour la santé rénale du chat). C’est donc veiller un peu mieux à la santé de votre compagnon que de lui choisir une pâtée ou des croquettes cuites à basse température. 
  5. Des résultats explicites de tests en laboratoire contre les mycotoxines, OGM et métaux lourds. Ces éléments sont malheureusement présents en très grande quantité dans certains aliments pour chat, et mettent en péril la santé de nos animaux sur le long terme. C’est notamment le cas des métaux lourds : deux études1617 ont récemment prouvé que 24% des aliments pour chat et pour chien testés contenaient des concentrations totales en Arsenic surpassant la limite légale posée par l’UE. Sachant que les métaux lourds ont des conséquences dermatologiques parfois graves sur nos compagnons, la vigilance est de rigueur. Prenez donc soin de ne sélectionner que des aliments provenant de fabricants assez transparents pour vous montrer les résultats de tests menés en laboratoire indépendant.

Quelles croquettes pour éviter la récidive des parasitoses, vers intestinaux ou diarrhées ?

Voilà plus de 15 ans que nos croquettes CROQ’ la Vie ont été conçues, d’abord pour les chiens de notre élevage des Joyeuses Gambades, puis, dans leurs versions pour chien et pour chat, mises à disposition pour tous sur le marché. À l’origine de notre démarche : la volonté d’éradiquer les cas de diarrhées et selles molles chez nos animaux de compagnie, et de leur faire conserver la santé tout au long de leur vie. 

Et ça fonctionne ! Mais il n’y a aucun secret à ça : dans nos croquettes, vous trouverez… 

  1. Zéro légume, tubercule, légumineuse ou fruit
  2. 70% d’ingrédients d’origine animale, provenant d’abattoirs agréés à la consommation humaine
  3. 21% de glucides uniquement
  4. Une cuisson à basse température
  5. Des tests menés en laboratoire, dont les résultats sont consultables sur notre site web

Votre chat sera-t-il le prochain à profiter des bienfaits d’une croquette adaptée à ses besoins originels ?

Une question, ou besoin de plus de conseils de bon sens, qui font souvent toute la différence sur la santé de nos animaux ? Contactez-nous, via les commentaires ci-dessous ou directement par email, pour échanger. Nous sommes toujours ravis de vous communiquer nos connaissances en matière de nutrition animale, issues de multiples années passées sur le terrain.

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Références

  1. [] Mammalogy – Adaptation, Diversity, Ecology, de A.George Feldhamer Lee C. Drickamer Stephen H. Vessey Joseph F. Merritt Carey Krajewski – edition Johns Hopkins University Press (4ème édition) – 27 mars 2015
  2. [] Toxicité digestive et nerveuse de la Pomme de terre – Centre antipoison Animal de l’Ecole Nationale Vétérinaire : https://www.centre-antipoison-animal.com/pomme-terre.html
  3. [] Le raisin : enregistré au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” :  https://www.centre-antipoison-animal.com/raisin.html
  4. [] L’ail et l’oignon : enregistrés au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” :  https://www.centre-antipoison-animal.com/oignon.html
  5. [] SIFCO (Syndicat des Industries Françaises des Coproduits Animaux) – Valorisation des sous-produits ou co-produits animaux : https://www.sifco.fr/valorisation#coproduits
  6. [] RÈGLEMENT (CE) No 1069/2009 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL – du 21 octobre 2009 – établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) no 1774/2002 (règlement relatif aux sous-produits animaux) : https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:300:0001:0033:FR:PDF
  7. [] Viandes avariées recyclées aux Etats Unis et en Europe : https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/tafta-ttip-la-viande-a-la-javel-s-approche-de-nos-assiettes/
  8. [] Amel Letaief Omezzine – CHU Farhat Hached Sousse : Les anti-coccidies, Les anti-microsporidies – 2010 : https://www.infectiologie.org.tn/pdf_ppt_docs/cmi/05032010/anti_ccocid.pdf
  9. [] RCP Antibiotique Bactrim – anti-coccidien : http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0201717.htm
  10. [] RCP Antibiotique Sultrian – anti-coccidien : http://www.ircp.anmv.anses.fr/rcp.aspx?NomMedicament=SULTRIAN+400
  11. [] Carciofi, A. C., Takakura, F. S., De‐Oliveira, L. D., Teshima, E., Jeremias, J. T., Brunetto, M. A., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on dog diet digestibility and post‐prandial glucose and insulin response. Journal of Animal Physiology and Animal Nutrition, 92(3), 326-336. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18477314
  12. [] De-Oliveira, L. D., Carciofi, A. C., Oliveira, M. C. C., Vasconcellos, R. S., Bazolli, R. S., Pereira, G. T., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on diet digestibility and postprandial glucose and insulin responses in cats. Journal of Animal Science, 86(9), 2237-2246. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18469063
  13. [] Faculté de Médecine Vétérinaire de Montréal – Service diagnostic – Urology : https://www.medvet.umontreal.ca/servicediagnostic/materiel_pedagogique/urologie/uro_chimie.html
  14. [] FRC (Fédéraction Romande des Consommateurs) – Croquettes pour chat : la gamelle qui rend malade : https://www.frc.ch/croquettes-pour-chat-la-gamelle-qui-rend-malade/
  15. [] Bohlender JM (Klinik für Innere Medizin III, Universitätsklinik Jena, Erlanger Allee 101, Jena, Germany), Franke S, Stein G, Wolf G : Advanced glycation end products and the kidney – Am J Physiol Renal Physiol. 2005 Oct;289(4):F645-59 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16159899
  16. [] Squadrone S , Brizio P , Simone G , Benedetto A , Monaco G , Abete MC – “Presence of arsenic in pet food : a real hazard ?” (Présence d’arsenic dans les aliments pour animaux de compagnie : un danger réel ?) – Vet Ital. 29 décembre 2017; 53 (4) : 303-307. doi : 10.12834 / VetIt.530.2538.2. : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29307124 (Version entière au format PDF : http://www.izs.it/vet_italiana/2017/53_4/VetIt_530_2538_2.pdf
  17. [] M. Davies , R. Alborough , L. Jones , C. Davis , C. Williams , et DS Gardner, (2017) : Mineral analysis of complete dog and cat foods in the UK and compliance with European guidelines “Analyse minérale d’aliments complets pour chiens et chats au Royaume-Uni et conformité aux directives européennes.” : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5719410/#CR5

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QUI EST À L’ORIGINE DU BLOG CROQ LA VIE ?

Davy Ros

Davy Ros :

Ostéopathe D.F.O. et Hygiéniste, spécialisé en nutrition animale à l’élevage Joyeuses Gambades.

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