Le Kaopectate pour chat : un remède efficace contre ses diarrhées

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Le Kaopectate pour chat est efficace contre les diarrhées Le Kaopectate pour chat est efficace contre les diarrhées

Voulez-vous stopper les selles molles ou les diarrhées de votre chat, grâce à une solution naturelle et efficace ? Vous songez peut-être à vous tourner vers le Kaopectate pour chat, un médicament recommandé par bon nombre de spécialistes de la santé.

Faites ici le tour de ce qu’il faut savoir sur le Kaopectate, de sa posologie et son mode d’administration, et découvrez également les clés pour définitivement dire adieu aux diarrhées de votre compagnon à quatre pattes.

Quels sont les effets du Kaopectate pour chat sur ses diarrhées ?

Peut-être avez-vous entendu parler du Kaopectate pour chat comme d’une alternative au Smecta, en cas de selles molles ou de diarrhées. En effet, le Smecta pour le chat n’est pas efficace, et peut même présenter des effets secondaires peu recommandables (gastro-intestinaux, mais aussi, dans des cas plus rares, des vomissements, urticaires, éruptions cutanées ou démangeaisons).

Le Kaopectate1 est un médicament contre la diarrhée du chat (antidiarrhéique) très efficace, qui peut permettre de stopper la diarrhée de votre compagnon. Il contient du kaolin, dont le rôle est d’absorber les toxines d’origine bactérienne ainsi que les acides organiques liés à une digestion laborieuse des aliments. Son deuxième excipient notable, la pectine, protège quant à elle la muqueuse intestinale, et permet de ralentir le transit de votre chat.

En limitant l’afflux d’eau dans la lumière intestinale, il permet ainsi de faire s’arrêter les phénomènes de diarrhées.

Quels effets secondaires ou contre-indications au Kaopectate pour le chat ?

Aucun, et c’est bien là son intérêt ! Antidiarrhéique 100% naturel, il est pensé pour nos animaux de compagnie, et ne présente aucune toxicité ou aucun effet indésirable notable.

Comment administrer du Kaopectate à son chat ?

Le Kaopectate pour chat s’administre par voie orale. La posologie varie de 3 à 5 mL par prise, selon le poids de l’animal.

En cas de forte diarrhée, on prescrira au chat du Kaopectate 2 fois par jour, en général sur un traitement de 3 à 5 jours.

Cependant, s’il s’avère être particulièrement performant pour faire stopper ponctuellement les diarrhées (et donc, notamment, pour éviter la déshydratation du chat), le Kaopectate ne constitue pas un traitement naturel contre la diarrhée du chat. Son utilisation peut être ponctuelle ; mais, si vous recherchez une solution durable aux problèmes de transit de votre chat, il va falloir creuser plus loin.

Comment dire adieu aux diarrhées et selles molles du chat ?

Depuis maintenant plus de 30 ans que nous passons du temps sur le terrain avec des animaux de compagnie, chats comme chiens, à notre élevage des Joyeuses Gambades, nous avons pu obtenir des connaissances très précises sur les origines et les traitements contre leurs soucis de diarrhée.

C’est avec plaisir que nous vous partageons ici les quelques étapes-clés pour dire définitivement adieu aux problèmes de selles molles du chat. Vous allez vite comprendre que les origines du souci peuvent être diverses, et qu’il faut avant tout bien comprendre ce qui se trame dans le système intestinal de votre compagnon pour le traiter au mieux.

Comprendre d’où viennent ses soucis de transit

Selon l’apparence et la consistance des selles de votre chat, son transit erratique peut provenir de différents soucis :

  • Une intoxication aux légumes, fruits, tubercules ou légumineuses. En effet, on a tendance à oublier que le chat est un carnivore par nature : en témoignent ses intestins, trois fois plus courts que ceux de l’homme, lisses et sans haustration. Par conséquent, lorsque votre compagnon mange ce type d’ingrédients, il subit une inflammation intestinale provoquant selles molles et diarrhées. C’est souvent le cas si les selles de votre chat sont molles et noires (mais sans forte odeur), ou si vous constatez la présence de glaires ou de sang dans ses selles.
  • Une gastro-entérite, soit l’ingestion d’un élément qui “dérange” le système digestif de votre chat. Dans ce cas-ci, le chat a des diarrhées, mais il vomit également de manière régulière.
  • Des vers. Les parasites intestinaux sont légion chez le chat, et sont bien souvent à l’origine des soucis de selles molles. Si votre chat a la diarrhée, et qu’il a également le ventre gonflé, il souffre peut-être de vers : il s’agira alors de le vermifuger, d’abord avec un vermifuge à assez large spectre, puis potentiellement avec un vermifuge plus spécifique si besoin.
  • La Giardiose. Cette parasitose, causée par un parasite intestinal invisible à l’œil nu, provoque des selles tout à fait caractéristiques, de couleur terne ou verdâtre, avec parfois la présence de sang dans les selles ou de glaires. Très fréquente chez nos compagnons, elle doit être diagnostiquée par un test spécifique, et traitée avec le vermifuge Panacur2 (efficace dans 40% des cas), puis avec un antibiotique de type Metrobactin3 si le premier traitement ne fonctionne pas. Pour en savoir plus sur la Giardiose, rendez-vous sur notre article sur le sujet.
  • La Coccidiose. Il s’agit là encore d’une parasitose, qui provoque des selles liquides, voire très liquides, aux teintes jaunâtres. De la même manière que la Giardiose, la Coccidiose du chat demande à être confirmée par un test chez votre vétérinaire. Son traitement consiste ensuite à administrer un antibiotique bien précis à votre chat (de la famille des Sulfamides / Triméthoprime4, comme le Bactrim5 ou le Sultrian). Pour tout savoir sur la Coccidiose, consultez l’article “Mon chat a la diarrhée jaune : dois-je m’inquiéter ?”.

Vous pensez reconnaître le souci spécifique de votre chat, grâce à la description de ces quelques symptômes ? En cas de doute, et surtout si vous suspectez la Giardiose ou la Coccidiose, n’hésitez pas à vous rendre chez votre vétérinaire : les traitements sont très spécifiques, et demandent à être prescrits par un professionnel de la santé animale.

Quelle que soit la cause des diarrhées de votre compagnon, au-delà d’utiliser ponctuellement du Kaopectate pour chat, il vous faudra en passer par un changement d’alimentation.

Il faut le savoir : les vers et autres parasites intestinaux se développent uniquement s’ils trouvent un terrain favorable à leur prolifération… et une alimentation inadaptée aux besoins originels du chat produit tout à fait ce type de terrain !

Faire jeûner son compagnon

On ne connaît de meilleur remède naturel contre la diarrhée du chat que le jeûne ! C’est notamment une étape absolument cruciale si votre chat souffre d’une gastro-entérite, ou d’une intoxication aux légumes.

Avec un jeûne de 24h, le chat expulse les éléments à l’origine de ses selles molles. Ce temps de “pause” pour ses intestins permet également de calmer l’inflammation de son système digestif.

Veillez uniquement à laisser une gamelle d’eau à sa disposition à tout moment, et laissez-le jeûner. N’ayez crainte s’il semble avoir faim : il a besoin de ce temps de calme pour que son transit intestinal redevienne normal.

Votre chat souffre d’une gastro-entérite ?

Ce souci dure en général 48h. Pendant ce laps de temps, attention cependant à ne donner à boire à votre chat que de l’eau de source en bouteille, et à le laisser jeûner. En effet, il a été prouvé que l’eau courante issue du robinet est l’un des principaux vecteurs de gastro-entérites6.

Et si le souci s’étend plus que 48h, n’hésitez pas à prendre rapidement rendez-vous chez votre vétérinaire.

Le Kaopectate pour chat ne suffit pas à arrêter les diarrhées du chat : pensez à lui trouver le bon traitement, et une alimentation adaptée à ses besoins

Lui fournir une alimentation de qualité, adaptée à ses besoins originels

Vous l’avez lu plus haut : le passage vers une alimentation réellement adaptée aux Besoins Biologiques et Naturels de votre compagnon est absolument crucial pour dire définitivement adieu à ses diarrhées.

Ceci étant dit, il est compréhensible que les propriétaires de chats soient aujourd’hui quelque peu démunis, voire perdus, dans la jungle qu’est la PetFood. Faut-il lui choisir une alimentation “spéciale digestion difficile” ? Ou bien des pâtées ou croquettes anti-diarrhée ?

Pas spécifiquement ! Toute la qualité de l’alimentation que vous lui trouverez tiendra à son adéquation avec quelques critères de qualité, eux-mêmes basés sur les besoins originels du chat. Voici ces fameux critères, que la nourriture dans sa gamelle doit absolument suivre :

  1. Aucun légume, tubercule, légumineuse ou fruit. Vous avez pu voir auparavant combien ces aliments étaient inadaptés pour les chats, et provoquaient des inflammations chroniques de ses intestins. Leurs méfaits sont mal connus, et vont pourtant même bien plus loin : ces ingrédients sont également à l’origine de bon nombre de cas de vomissements chroniques, pancréatites aiguës, troubles hépatiques et autres dermatites. D’ailleurs, on ne s’étonne que peu du fait que le Centre Antipoison Animal de l’École Nationale Vétérinaire classe la pomme de terre7, le raisin8, l’ail et l’oignon9 comme “toxiques” depuis plusieurs années déjà. Tous ces ingrédients (pommes de terre, patates douces, lentilles, pois, pois chiches, petits pois, tomates, courgettes…) sont donc à bannir des gamelles de nos compagnons !
  2. Uniquement des protéines et graisses animales de qualité, et provenant de pays aux législations strictes. On ne parle pas assez de l’incidence des protéines et graisses de mauvaise qualité dans la gamelle de nos compagnons… et pourtant, elles y sont légion, et provoquent les mêmes irritations intestinales que les légumes. C’est par exemple le cas des sous-produits animaux1011, qui sont en fait des déchets de notre industrie agroalimentaire humaine : s’y mêlent têtes, carcasses, cuirs, cous, pattes, becs, plumes et autres éléments peu appréciables pour la santé de nos animaux. De même, certains pays aux législations laxistes admettent des pratiques peu recommandables. C’est le cas des pays d’Amérique du Nord, où il est autorisé d’utiliser des viandes avariées recyclées à la Javel12, ou bien des viandes dites “fraîches”, qui sont en fait reconstituées à partir d’une mixture de farines animales, de graisses, de minéraux et d’eau. Pour éviter ces soucis, tournez-vous vers des aliments à base de protéines animales issues d’abattoirs agréés à la consommation humaine, et provenant de pays aux législations fermes, comme la France.
  3. Un taux de glucides limité à 33 maximum (soit ⅓ de la composition de l’aliment). Si on a tendance à diaboliser l’effet des glucides sur la santé de nos animaux, la réalité scientifique est à modérer. Les études à date1314 prouvent que les glucides issus des céréales (comme le maïs ou le riz) sont digestibles à 99% chez les chats et les chiens. C’est lorsque le taux de glucides dépasse les 33% de l’aliment que ces éléments perdent leur effet neutre sur la santé de nos animaux, et qu’ils entraînent alors des soucis de diabète, d’obésité ou encore d’infections urinaires chroniques15.
  4. Une cuisson à basse température. Avez-vous déjà entendu parler des acrylamides16 et des Advanced Glycated End products17 (AGE) ? Les premiers sont cancérigènes, et les seconds toxiques pour les reins du chat… et tous deux apparaissent lorsque l’aliment est cuit à haute température. Privilégiez donc une nourriture cuite à basse température, qui sera plus respectueuse de l’intégrité nutritionnelle des bons ingrédients de la pâtée ou de la croquette.
  5. Des tests menés en laboratoire contre les mycotoxines, métaux lourds et OGM. On entend beaucoup parler dans les médias de la nocivité de ces ingrédients pour les humains. Sachez-le : c’est bien la même toxicité à laquelle nous exposons nos animaux lorsqu’ils en consomment à haute dose. Et malheureusement, ces ingrédients sont présents en grande quantité dans bon nombre de nourritures qui leur sont destinées. Pour éviter cet écueil, il vous faut faire confiance aux fabricants faisant preuve de la plus grande transparence. Comment donc ? En vous présentant clairement les résultats de tests menés en laboratoire indépendant sur leurs aliments !

En trouvant la pâtée ou la croquette qui respecte ces 5 critères de qualité, et en traitant les cas de parasitoses ou vers, voilà votre chat libéré de ses selles molles ou diarrhées chroniques !

CROQ’ la Vie : la croquette pour abolir la diarrhée chez le chat

Par nature, nos croquettes CROQ’ la Vie sont conçues pour soigner les soucis de transit intestinal du chat. Il n’y a pas de recette miracle : tout tient aux ingrédients, finement sélectionnés par rapport aux besoins originels et réels des chats.

Dedans, vous trouverez…

  • Aucun légume, tubercule, légumineuse ou fruit
  • 70% d’ingrédients d’origine animale, provenant d’abattoirs agréés à la consommation humaine
  • 21% de glucides uniquement
  • Des ingrédients sourcés en France, véritable gage de qualité
  • Une cuisson basse température

Nos aliments sont également testés, pour la plus grande transparence : consultez les résultats de ces tests sur notre site web.

Besoin de plus de conseils de bon sens, mais qui peuvent faire toute la différence, pour stopper les soucis de transit de votre chien ? Contactez-nous, dans les commentaires ci-dessous, ou directement par email : nous vous répondrons avec plaisir, pour la santé de votre chat !

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Références

  1. [] Résumé des caractéristiques Produits (RCP) de la KAOPECTATE – plâtre intestinal pour chat : http://www.ircp.anmv.anses.fr/rcp.aspx?NomMedicament=KAOPECTATE
  2. [] RCP Officiel du vermifuge Panacur pour chat : https://sante.public.lu/rcp/647.pdf
  3. [] RCP Officiel METROBACTIN : http://www.ircp.anmv.anses.fr/rcp.aspx?NomMedicament=METROBACTIN+250+MG+COMPRIMES+POUR+CHIENS+ET+CHATS
  4. [] Amel Letaief Omezzine – CHU Farhat Hached Sousse : Les anti-coccidies, Les anti-microsporidies – 2010 : https://www.infectiologie.org.tn/pdf_ppt_docs/cmi/05032010/anti_ccocid.pdf
  5. [] RCP Antibiotique Bactrim – anti-coccidien : http://agence-prd.ansm.sante.fr/php/ecodex/rcp/R0201717.htm
  6. [] Elsa Lefort. Épidémie de gastro-entérite d’origine hydrique survenue à Capbreton en février 2016 : retour d’expérience des médecins généralistes exerçant sur le secteur impacté. Médecine humaine et pathologie. 2018. ffdumas-01970447
  7. [] Toxicité digestive et nerveuse de la Pomme de terre – Centre antipoison Animal de l’Ecole Nationale Vétérinaire : https://www.centre-antipoison-animal.com/pomme-terre.html
  8. [] Le raisin : enregistré au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” : https://www.centre-antipoison-animal.com/raisin.html
  9. [] L’ail et l’oignon : enregistrés au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” : https://www.centre-antipoison-animal.com/oignon.html
  10. [] SIFCO (Syndicat des Industries Françaises des Coproduits Animaux) – Valorisation des sous-produits ou co-produits animaux : https://www.sifco.fr/valorisation#coproduits
  11. [] RÈGLEMENT (CE) No 1069/2009 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL – du 21 octobre 2009 – établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) no 1774/2002 (règlement relatif aux sous-produits animaux) : https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:300:0001:0033:FR:PDF
  12. [] Viandes avariées recyclées aux Etats Unis et en Europe : https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/tafta-ttip-la-viande-a-la-javel-s-approche-de-nos-assiettes/
  13. [] Carciofi, A. C., Takakura, F. S., De‐Oliveira, L. D., Teshima, E., Jeremias, J. T., Brunetto, M. A., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on dog diet digestibility and post‐prandial glucose and insulin response. Journal of Animal Physiology and Animal Nutrition, 92(3), 326-336. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18477314
  14. [] De-Oliveira, L. D., Carciofi, A. C., Oliveira, M. C. C., Vasconcellos, R. S., Bazolli, R. S., Pereira, G. T., & Prada, F. (2008). Effects of six carbohydrate sources on diet digestibility and postprandial glucose and insulin responses in cats. Journal of Animal Science, 86(9), 2237-2246. https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/18469063
  15. [] Faculté de Médecine Vétérinaire de Montréal – Service diagnostic – Urology : https://www.medvet.umontreal.ca/servicediagnostic/materiel_pedagogique/urologie/uro_chimie.html
  16. [] FRC (Fédéraction Romande des Consommateurs) – Croquettes pour chat : la gamelle qui rend malade : https://www.frc.ch/croquettes-pour-chat-la-gamelle-qui-rend-malade/
  17. [] Bohlender JM (Klinik für Innere Medizin III, Universitätsklinik Jena, Erlanger Allee 101, Jena, Germany), Franke S, Stein G, Wolf G : Advanced glycation end products and the kidney – Am J Physiol Renal Physiol. 2005 Oct;289(4):F645-59 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16159899

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Davy Ros

Davy Ros :

Ostéopathe D.F.O. et Hygiéniste, spécialisé en nutrition animale à l’élevage Joyeuses Gambades.

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