Le guide complet sur la Giardiose du chat (et comment la soigner)

1 073 vues 0 commentaire
10 minutes de lecture
Giardiose du chat Giardiose du chat

Voilà quelques semaines que vous remarquez que les selles de votre chat sont particulièrement étranges ? Qu’elles ont une consistance, des couleurs, qui ne vous semblent pas du tout normales ? 

Peut-être votre compagnon souffre-t-il de la Giardiose du chat, une pathologie très répandue parmi nos petits félins domestiques… et heureusement simple à guérir !

Dans ce petit guide, vous allez découvrir tout ce qu’il vous faut savoir sur la Giardiose : de ses symptômes à son traitement, en passant bien sûr par ses origines et la méthode pour éviter la récidive.

Qu’est-ce que la Giardiose ?

La Giardiose est une pathologie intestinale, provoquée par un parasite intestinal nommé Giardia duodenalis. Il se développe dans l’organisme du chat et prolifère. Invisible à l’œil nu, car de taille microscopique, ce parasite est très fréquent chez nos animaux domestiques.

Comment se manifeste la Giardiose chez le chat ?

Les symptômes de la Giardiose chez le chat sont très aisément reconnaissables. Il suffit d’observer ses selles, qui sont… 

  • Fréquemment molles
  • Avec des glaires, du mucus gluant : ce symptôme de la Giardiose n’est pas systématique chez les chats, et peut varier d’un jour à l’autre
  • Aux couleurs verdâtres, ternes, voire qui tirent souvent vers le gris
  • Avec des traces de sang dans les selles du chat parfois, bien que ce symptôme puisse également être lié à un souci d’alimentation

Si, en observant les selles molles ou diarrhées de votre chat depuis quelques jours, vous avez observé ces éléments, il s’agira cependant de faire diagnostiquer de manière formelle la Giardiose chez votre chat.

Comment diagnostiquer la Giardiose du chat ?

Le parasite Giardia étant invisible à l’œil nu, il vous faudra passer par un test parasitaire très spécifique chez le vétérinaire pour être sûr que le chat souffre de Giardiose. Le vétérinaire va prélever un échantillon de selles chez votre compagnon, et l’observer au microscope. 

Sachez-le : ce test de la Giardiose n’est pas très souvent pratiqué, malgré la recrudescence de cette affection parasitaire chez nos compagnons. N’hésitez donc pas à le demander explicitement à votre vétérinaire.

Comment mon chat a-t-il pu attraper la Giardiose ?

Peut-être avez-vous lu, dans vos recherches sur la Giardiose du chat, que les animaux attrapaient la Giardiose par une contamination par l’environnement. On vous dira que votre chat a peut-être léché un endroit où se trouvait le parasite, ou bien qu’il est entré en contact avec les selles d’un autre animal contaminé. 

Mais en fait, il faut le savoir : le parasite Giardia, comme tout parasite intestinal, a besoin de trouver un environnement qui lui est favorable pour se développer, et provoquer la maladie qu’est la Giardiose. Il a notamment besoin de trouver un système immunitaire et digestif fragilisé pour y proliférer. 

Ainsi, on remarque que, lorsque le chat est nourri avec une alimentation de qualité (qui, par définition, renforce son système immunitaire), il ne rencontre plus jamais de souci de Giardiose. 

A contrario, c’est lorsqu’un chat est nourri avec des aliments inadaptés à ses Besoins Biologiques et Naturels, ou bien d’une qualité somme toute discutable qu’il crée un terrain favorable à la prolifération des parasites intestinaux. 

Mais alors, quels sont ces ingrédients responsables du développement colossal des parasites intestinaux chez nos compagnons ? 

D’une part, les légumes, tubercules, légumineuses et fruits. Peut-être, en doutez-vous, mais les chats sont bien carnivores par nature. Leur intestin, 3 fois plus court que celui de l’homme, lisse et sans haustration1, n’est pas fait pour digérer ces ingrédients, qui provoquent de fortes irritations sur leur système digestif. Ces irritations chroniques affaiblissent son système immunitaire, et favorisent ainsi le développement de parasites intestinaux.

D’ailleurs, ces ingrédients ont d’autres méfaits sur leur santé : ils provoquent vomissements, diarrhées et selles molles, troubles hépatiques et dermatites chez nos compagnons. Il n’est pas étonnant, dans ce contexte, que le Centre Antipoison Animal de l’École Nationale Vétérinaire classe certains d’entre eux (pomme de terre2, raisin3, ail et oignon4) comme toxiques.

D’autre part, les protéines et graisses animales de qualité discutable. Celles-ci agissent de la même manière que les légumes sur l’organisme de votre chat. Et malheureusement, il n’est pas rare d’en trouver dans la gamelle de nos compagnons ! On trouve par exemple fréquemment des sous-produits animaux5 6 dans les pâtées et croquettes pour chat. Ce sont tous les bas morceaux que notre industrie agroalimentaire humaine n’utilise pas : têtes, carcasses, cuirs, cous, pattes, becs, pis de porc, plumes… 

L’origine même des protéines animales peut avoir un effet sur le développement de la Giardiose chez le chat. Par exemple, dans les pays d’Amérique du Nord, il est totalement légal pour les fabricants de PetFood d’intégrer à leurs produits des viandes avariées recyclées à la Javel7. On y voit également des fabricants profiter de cette législation laxiste pour utiliser des viandes reconstituées à partir d’un mélange de farines animales (dont on ne connaît que rarement l’origine), de graisses, de minéraux, et surtout d’eau. 

Vous le voyez : l’alimentation joue un rôle prédominant dans l’apparition des parasites intestinaux. Mais vous allez également constater qu’elle a un rôle crucial à jouer dans le traitement naturel de la Giardiose du chat !

Les symptômes de la Giardiose chez le chat

3 étapes pour traiter et éviter la récidive de Giardiose chez votre compagnon

Il est désormais temps de découvrir comment aider votre chat à guérir de la Giardiose. Si, chez CROQ’ la Vie, nous privilégions toujours les traitements naturels, dans le cas de cette affection parasitaire, vous n’aurez d’autre choix que de vous tourner vers un traitement médicamenteux au départ.

Toutefois, pour éviter la récidive de la Giardiose, rendez-vous à la troisième étape (totalement naturelle, elle) qui aidera votre compagnon à développer un système immunitaire à l’épreuve des parasites !

Étape 1 : Commencer par un traitement vermifuge au Panacur

Il est crucial de le comprendre : le Panacur est l’un des seuls vermifuges capables de lutter contre la Giardiose. Inutile de vous éparpiller à choisir un autre vermifuge : celui-ci comprend dans son spectre d’action le Giardia, et permettra à 60 % des chats environ de guérir rapidement de leur Giardiose. 
Votre vétérinaire pourra vous conseiller sur la posologie et la durée du traitement au Panacur contre la Giardiose. La plupart le prescrivent en général pour au moins 5 jours de suite, et jusqu’à 10 jours dans certains cas.

Étape 2 (si le Panacur n’est pas efficace) : Poursuivre un traitement antibiotique au Flagyl (ou Metrobactin)

Comme vous l’avez lu, le vermifuge Panacur suffira dans 60 % des cas à libérer votre chat du parasite Giardia. Dans les 40 % de cas où ce traitement ne suffit pas, il vous faudra passer à l’étape suivante : le traitement de la Giardiose du chat par antibiotique

Deux antibiotiques sont souvent prescrits contre la Giardiose du chat : le Metrobactin, ou le Flagyl (le second étant le médicament donné aux humains). Ces antibiotiques, extrêmement efficaces, achèveront de soigner votre chat de son affection.

Attention ! Le Flagyl et le Metrobactin sont des antibiotiques qui nécessitent une vigilance accrue lorsqu’ils sont donnés à nos animaux. En effet, sur la notice officielle du médicament, et dans des études faites sur les animaux, certains effets secondaires non négligeables ont été mentionnés, tels que…

  • Des vomissements et pancréatites aiguës pendant le traitement
  • Des effets nocifs sur le foie
  • Une diminution du nombre de globules blancs et de plaquettes dans le sang
  • Des œdèmes de Quincke
  • Des signes neurologiques (sensitifs, vertiges, confusion, convulsions, encéphalopathie, ataxie, tremblements, méningite aseptique…)
  • Des prurits ou urticaires

De plus, le métronidazole, la molécule active du médicament Flagyl (ou Metrobactin), présente des propriétés mutagènes et génotoxiques confirmées chez les animaux de laboratoire ainsi que chez l’être humain8. Une étude faite et révisée par Sanofi9 en 2018 va également dans ce sens : “On a démontré que le métronidazole était carcinogène chez la souris et le rat. Il faut éviter d’employer inutilement ce médicament.

Des gants imperméables doivent être portés pendant l’administration du produit afin d’éviter tout contact avec la peau. En cas d’ingestion accidentelle, demandez immédiatement conseil à un médecin et montrez-lui la notice ou l’étiquetage.

Étape 3 (cruciale) : Lui choisir une alimentation adaptée à ses besoins originels

À l’issue de la 2ème étape de ce traitement de la Giardiose du chat, vous aurez soigné l’affection parasitaire de votre chat. 

Cependant, si vous ne mettez pas en place une nourriture plus adaptée aux besoins originels de votre chat, il est fort probable qu’il connaisse une récidive de la Giardiose, ou d’autres parasites intestinaux (Coccidiose, vers ronds ou plats, comme le ver solitaire…).

Mais alors, comment vous assurer de trouver une alimentation adaptée à votre cher compagnon ? L’exercice peut sembler compliqué, tant il est facile de se perdre dans les différents types de pâtées et de croquettes pour chat. 

Et si on ramenait tout au bon sens, aux besoins originels de votre chat ? Pour ce faire, il vous suffit de suivre ces quelques critères clés alimentaires, pour choisir l’aliment idéal pour préserver naturellement la santé de votre compagnon

  1. Un aliment sans légume, tubercule, légumineuse ou fruit. Vous l’avez bien vu : ils sont inadaptés au régime originel de nos chats, et peuvent provoquer bon nombre de soucis de santé chez eux. Qu’il s’agisse de pommes de terre, de patates douces, de lentilles, de pois, de pois chiches, de petits pois, de tomates, de carottes, de courgettes ou de tout autre ingrédient similaire… traquez-les sur les étiquettes des aliments, et évitez-les à tout prix !
  2. Un aliment contenant uniquement des protéines et graisses animales provenant d’abattoirs agréés à la consommation humaine. En tant que carnivore, votre chat a besoin d’un apport en protéines animales de grande qualité. Veillez également à sélectionner un aliment à base de protéines animales provenant de pays aux législations fermes, comme la France. 
  3. Un aliment au taux de glucides limité à 33 % maximum (soit ⅓ de la composition totale de l’aliment). Si les glucides sont souvent diabolisés par les lanceurs d’alertes aux croquettes toxiques, la réalité scientifique est autre. En effet, c’est seulement au-delà de ces 33 % que les glucides perdent leur effet neutre sur la santé de nos compagnons domestiques, et peuvent engendrer des soucis de diabète, d’obésité ou d’infections urinaires à répétition10
  4. Un aliment cuit à basse température. Au-delà de préserver l’intégrité nutritionnelle des aliments de base de la pâtée ou de la croquette, ce mode de cuisson permet d’éviter un écueil que l’on connaît peu. En effet, à cuisson à haute température, certains ingrédients libèrent, d’une part, des acrylamides11 (cancérigènes), et d’autre part, des Advanced Glycated End products12 (AGE, nocifs pour les reins du chat). 
  5. Un aliment testé en laboratoire contre les mycotoxines, OGM et métaux lourds. Si l’on parle beaucoup de ces éléments dans la nourriture humaine et de leurs méfaits, on parle moins de leur capacité à nuire à la santé de nos animaux de compagnie. Et pourtant, ils sont bien présents dans leur gamelle… et parfois en quantité ! Pour les métaux lourds uniquement, deux études13 14 ont prouvé que 24 % des aliments pour chien et chat analysés contenaient des concentrations totales en Arsenic qui dépassaient les limites légales imposées par l’UE. Ces études ont d’ailleurs poussé l’un des deux laboratoires à envoyer 7 notifications au RASFF15 sur les aliments concernés. Choisissez donc un fabricant qui communique de manière transparente sur ses pratiques, et qui affiche réellement les résultats de ses tests en laboratoires dans sa communication !

En choisissant une nourriture qui respecte ces 5 critères de qualité alimentaire, vous vous assurez que votre compagnon voit ses besoins originels remplis, et le rendez plus résistant à la prolifération de parasites intestinaux, et donc à la récidive de Giardiose.

Une croquette vraiment adaptée à ses Besoins Biologiques et Naturels, ça existe ?

Eh oui ! Chez CROQ’ la Vie, c’est bien ce qui nous anime au quotidien : proposer aux chiens et aux chats des croquettes savoureuses, qui respectent leurs besoins originels et, ce faisant, leur santé.

Dans les croquettes CROQ’ la Vie, vous trouverez tout ce qu’il faut à votre compagnon pour conserver une santé optimale toute sa vie : 

  • Aucun légume, tubercule, légumineuse ou fruit
  • 70 % d’ingrédients d’origine animale, provenant d’abattoirs agréés à la consommation humaine
  • 21 % de glucides uniquement
  • Une cuisson basse température

Et si vous aidiez votre chat à définitivement dire adieu aux parasites intestinaux grâce à CROQ’ la Vie ?

Besoin de plus de conseils, de bon sens, mais qui font souvent toute la différence ? Contactez-nous dès maintenant, dans les commentaires ci-dessous ou par email directement. Nous nous faisons un plaisir de vous répondre personnellement, pour vous transmettre les bonnes pratiques de la Santé par l’Alimentation©.

retrouver tous les commentaires de cet article

Références

  1. []  Mammalogy – Adaptation, Diversity, Ecology, de A.George Feldhamer Lee C. Drickamer Stephen H. Vessey Joseph F. Merritt Carey Krajewski – edition Johns Hopkins University Press (4ème édition) – 27 mars 2015
  2. []    Toxicité digestive et nerveuse de la Pomme de terre – Centre antipoison Animal de l’Ecole Nationale Vétérinaire : https://www.centre-antipoison-animal.com/pomme-terre.html
  3. []   Le raisin : enregistré au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” :  https://www.centre-antipoison-animal.com/raisin.html
  4. []  L’ail et l’oignon : enregistrés au Centre Antipoison Animal, Chapitre “plantes toxiques” :  https://www.centre-antipoison-animal.com/oignon.html
  5. [] SIFCO (Syndicat des Industries Françaises des Coproduits Animaux) – Valorisation des sous-produits ou co-produits animaux : https://www.sifco.fr/valorisation#coproduits
  6. []  RÈGLEMENT (CE) No 1069/2009 DU PARLEMENT EUROPÉEN ET DU CONSEIL – du 21 octobre 2009 – établissant des règles sanitaires applicables aux sous-produits animaux et produits dérivés non destinés à la consommation humaine et abrogeant le règlement (CE) no 1774/2002 (règlement relatif aux sous-produits animaux) : https://eur-lex.europa.eu/LexUriServ/LexUriServ.do?uri=OJ:L:2009:300:0001:0033:FR:PDF
  7. [] Viandes avariées recyclées aux Etats Unis et en Europe : https://www.amisdelaterre.org/communique-presse/tafta-ttip-la-viande-a-la-javel-s-approche-de-nos-assiettes/
  8. [] RCP Officiel de l’ANSES – METROBACTIN : http://www.ircp.anmv.anses.fr/rcp.aspx?NomMedicament=METROBACTIN+250+MG+COMPRIMES+POUR+CHIENS+ET+CHATS
  9. [] Sanofi-aventis Canada Inc. 2905, place Louis-R.-Renaud Laval (Québec) H7V 0A3 révisée le 7 août 2018 – MONOGRAPHIE DE PRODUIT – FLAGYL (Métronidazole) : http://products.sanofi.ca/fr/flagyl.pdf
  10. []    Faculté de Médecine Vétérinaire de Montréal – Service diagnostic – Urology : https://www.medvet.umontreal.ca/servicediagnostic/materiel_pedagogique/urologie/uro_chimie.html
  11. []  FRC (Fédéraction Romande des Consommateurs) – Croquettes pour chat : la gamelle qui rend malade : https://www.frc.ch/croquettes-pour-chat-la-gamelle-qui-rend-malade/
  12. []   Bohlender JM (Klinik für Innere Medizin III, Universitätsklinik Jena, Erlanger Allee 101, Jena, Germany), Franke S, Stein G, Wolf G : Advanced glycation end products and the kidney – Am J Physiol Renal Physiol. 2005 Oct;289(4):F645-59 : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/16159899
  13. [] Squadrone S , Brizio P , Simone G , Benedetto A , Monaco G , Abete MC – “Presence of arsenic in pet food : a real hazard ?” (Présence d’arsenic dans les aliments pour animaux de compagnie : un danger réel ?) – Vet Ital. 29 décembre 2017; 53 (4) : 303-307. doi : 10.12834 / VetIt.530.2538.2. : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pubmed/29307124 (Version entière au format PDF : http://www.izs.it/vet_italiana/2017/53_4/VetIt_530_2538_2.pdf
  14. []  M. Davies , R. Alborough , L. Jones , C. Davis , C. Williams , et DS Gardner, (2017) : Mineral analysis of complete dog and cat foods in the UK and compliance with European guidelines “Analyse minérale d’aliments complets pour chiens et chats au Royaume-Uni et conformité aux directives européennes.” : https://www.ncbi.nlm.nih.gov/pmc/articles/PMC5719410/#CR5
  15. []   RASFF – Food and Feed Safety Alerts : Créé en 1979, RASFF permet un partage efficace des informations entre ses membres (autorités nationales de sécurité des aliments des États membres de l’UE, Commission, EFSA, ESA, Norvège, Liechtenstein, Islande et Suisse) et fournit un service 24h / 24 pour garantir les notifications sont envoyées, reçues et traitées collectivement et efficacement. Grâce au RASFF, de nombreux risques en matière de sécurité alimentaire ont été évités avant d’avoir pu être nocifs pour les consommateurs européens. – https://ec.europa.eu/food/safety/rasff_en

Partagez cet article

Vous aimerez lire aussi…

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Cocher cette case pour accepter notre Politique de confidentialité

QUI EST À L’ORIGINE DU BLOG CROQ LA VIE ?

Davy Ros

Davy Ros :

Ostéopathe D.F.O. et Hygiéniste, spécialisé en nutrition animale à l’élevage Joyeuses Gambades.

NOS ALIMENTS ET NOTRE BOUTIQUE SANTÉ

La boutique